Hirsute, les expressions libres et énervées

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 ma vie de merde

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schmitti



Nombre de messages : 3
Date d'inscription : 15/05/2008

MessageSujet: ma vie de merde   Jeu 15 Mai - 19:44

Je réalise que ma vie actuellement est vraiment bien pourrie. Il faut que je sois vraiment solide - même pas optimiste, je suis pas sur de l’être - et blindé de cynisme pour encaisser tout ça. Cette façon de laisser la vie et les évènements passivement me rentrer dedans de les subir continuellement ne peut pas me laisser espérer que ça va aller mieux. C’est pourquoi que je travaille essentiellement ma carapace et mes sarcasmes.
Par exemple. Hier j’ai été chez mon ex copine, depuis un an et demi à peu près, je la fais un peu chier. Je lui ai donc téléphoné et me suis plus ou moins invité chez-elle. J’avais presque l’impression que ça lui faisait plaisir. Elle m’a juste précautionneusement précisé que son nouveau copain l’appellerait peut-être plus tard avant d’éventuellement passer chez elle. Je m’en fous, ça me fait rire mais je ne rigole pas et je me pointe tranquille chez elle avec ma tarte flambé, mon munster et mes deux litres de bières. Je crois qu’elle est contente de me voir et moi aussi. Je suis de bonne humeur aujourd’hui, j’n’ai pas trop envie de la faire chier et puis faut pas exagérer non plus. Alors, comme deux adultes civilisés qui s’entendent bien, on a mangé tranquillement la tarte flambée qui a embaumé son appartement. L’odeur de munster, je dois avouer que je l’ai fait complètement exprès parce qu’il ne faut quand même pas complètement se relâcher et se reposer sur ses lauriers. Je savais que ça allait la faire râler et ça n’a pas raté. Je me suis pas privé de revendiquer que c’était prémédité et je crois qu’on s’est bien marré. Comme on avait bien mangé et rigoler, j’ai recommencé à téter de la bière, j’ai roulé un petit joint qui trainait par là qu’elle m’a cédé – elle peut bien, elle fume même pas, à croire qu’il était là pour moi – et elle pendant ce temps, évidemment, elle est allée se doucher. Je me suis dis que j’avais peut-être encore une petite chance de la voir dénudé comme c’est récemment arrivé. Elle pourrait sortir de la salle de bain pas complètement habillé ou comme souvent elle oublie des trucs je dois les lui ramener et essayer d’en profiter. Mais me faire encore un coup comme ça, de sa part, ce serait un peu exagérer et vous l’avez compris il ne faut pas. Alors pour la reluquer, j’ai du prendre des risque, m’agenouiller sur le rebord de la fenêtre du salon et me pencher pour pouvoir jeter un regard par la fenêtre ouverte de la salle de bain. Ca m’a fait bien rire et elle comme prévu ça la fait hurler : « Mais voyons étais-je stupide ! Voulais-je me tuer !! ». Nan juste te regarder. Mais cette fois, elle avait prévu de quoi se rhabiller, pour ne pas devant moi, à poil se promener. Et j’ai du continuer à discuter avec elle tout habillé, jusqu’à ce qu’elle ne veuille plus m’écouter et qu’elle feigne d’être très intéressé par ce que la télé lui disait parce que moi ce que je lui racontais franchement ça la saoulait. Des vieux trucs de l’époque où on était ensemble, qu’on a suffisamment ressassé selon elle, et que selon moi elle n’a jamais su ou voulu écouter. Je lui dis que c’est fantastique cette capacité qu’elle a à se déconnecter comme ça soudainement quand j’aborde ces sujets là, qu’on peut pas avoir une discussion saine et complète avec elle. Ca y est, là je crois que j’y suis, je suis chiant. Tellement, qu’elle se repli dans sa chambre derrière l’écran de l’ordinateur. Ah oui et puis j’ai oublié de vous dire que son nouveau copain va venir et que ça me fait rire. Je le lui dit et je lui dis pourquoi : « Parce que tu savais très bien que ça finirait comme ça, ça fait quand même un moment que ça dure et pourtant je suis toujours là ». Puis je lui dis ce que je pense de sa relation avec son nouveau copain, qui est un copain à moi et que j’aime bien. De toute façon quand je suis pas chiant c’est elle qui me parle de ses copains, me demande mon avis et moi je réponds que tant qu’elle ne réalise pas qu’elle cherche quelque chose qu’elle peut pas trouver, elle sera pas capable de faire ce qu’il faut pour elle, pour arriver à être bien avec un mec et le trouver (quand même incroyable qu’elle ne comprenne pas ça). Maintenant je suis super chiant et elle a envie de plonger, de s’enfoncer dans l’écran de l’ordinateur. Pour calmer un peu les choses, je lui dis qu’elle n’a pas à s’inquiéter, je ne veux pas me remettre avec elle parce que même si elle est belle, elle est un peu grosse et chiante et pas assez intelligente pour moi, on n’arrive même pas à discuter ensemble. J’ai du dépasser les bornes et elle me dit très sérieusement que si c’est comme ça je reviendrais plus, on se reverra plus. Ce qui me fait me bidonner et lui rappeler qu’elle m’avait déjà dis ça et qu’elle devrait se souvenir de ma réponse (j’ai oublié de préciser qu’elle n’a pas beaucoup de mémoire) : « tu sais très bien que c’est pas possible, j’en ai pas envie et toi non plus et comme c’est déjà arrivé quand tu iras mal et sera toute cassé tu saura que tu peux compter sur moi comme tu l’a déjà fait ». A ce moment je ne pensais pas pouvoir être tellement plus chiant et on était bien d’accord qu’il était temps que je me casse. Puis finalement un éclair de génie, goguenard, je lui dis : « Penses pas trop à moi quand tu seras avec l’autre et au fait c’est bien d’en avoir sélectionné un qui a le même prénom que moi. Car je suppose bien que c’est pour éviter de te gourer comme ça a du arriver avec les précédents qui m’ont suivis ». Ouh la la !! Elle fulmine : « C’est même pas vrai, t’es vraiment un gros con ». Sans doute que c’est vrai ça, mais elle me lance un « au revoir quand même » avant que je ne claque la porte, alors ça va.
Il ya quelque temps, si je m’étais comporté comme ça, je me serais dégouté, maintenant ça me fait poiler.
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